Dimanche soir de Pâques. Malgré qu’il dégoûte sur Paris une pluie froide et peu invitante, Olivier et moi allons tout de même, tel que prévu et après une journée de marche dans la capitale humide, souper chez tonton Michel histoire de célébrer un peu. Pendant le bon repas et devant une bonne bouteille de rouge, mon oncle m’informe comme ça qu’il paraît que la région des Alpes a enfin reçu dernièrement une bordée de neige, et que ça doit être le bon moment pour profiter du ski de printemps avant que toute trace de blanc ait disparu des montagnes… L’invitation ne tarde pas à tomber : « Ça te plairait de venir avec moi cette semaine skier dans les Alpes ? ».
48 heures plus tard, je suis dans le train de nuit accompagné de Michel en direction de Cluses en Haute-Savoie. Après une nuit passée à dormir (ou du moins à essayer de dormir) sur les couchettes du train, nous arrivons au matin dans la région alpine: déjà les montagnes aux sommets enneigés et l’air frais nous accueillent lorsque nous débarquons du wagon. Nous nous déplaçons alors en autobus pour arriver au village Les Carroz, qui est l’équivalent du village de Saint-Sauveur pour la station de ski du même nom. Nous trouvons notre hôtel et constatons qu’il est au bas d’une des pistes de la station. Ça promet ! Vite nous allons régler avec l’accueil la chambre et les bagages, et vite nous nous équipons pour déjà se lancer dans les pentes: les montagne n’attendent pas ! Je me retrouve donc quelques minutes plus tard dans la télécabine nous permettant d’aller au sommet du premier mont. Il faut spécifier que les Alpes, comme on peut l’imaginer, sont une chaîne de montagne beaucoup plus impressionnante que ce que nous pouvons avoir au Québec. Se procurer un billet pour le «Grand Massif», comme nous avons fait, c’est se permettre de rejoindre 5 stations de ski, 80 remontées mécaniques et 135 pistes (voici le plan pour vous donner une idée) ! Allez au sommet le plus haut et vous verrez, à 2500 mètres d’altitude, le célèbre Mont Blanc au lointain !
Nous avons par contre quelque fois croisé des nuages dans les hauteurs, ce qui nous a fait expérimenter de drôles de moments où nous devions skier dans le blanc le plus complet qui nous empêchait totalement de voir devant nous au-delà de 5 mètres…
En somme, avec en plus de la belle neige sur les pistes et une météo à tout casser, inutile de vous dire que j’ai vécu mon plus mémorable séjour de ski alpin et que ces trois jours idylliques dans des décors wagnériens rendent le retour à Paris paradoxalement terne et sans attrait. La misère des riches…
Encore une fois, merci Michel de ce coup de tête qui nous en a fait voir de toutes les couleurs !
2 commentaires jusqu'à présent
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Quel incroyable contraste avec le désert !!! Magnifique !!! Et j’ai appris quelque chose : tu sais skier ! Félicitations, moi j’en suis incapable !
Comment par Sophie D 31 mars 2008 @ 3:39Les Alpes, asteure!
Pas de gelure? Pas de fêlure? Pas de rhume?
Un coup de soleil, par exemple…
Et, j’en suis certaine, des souvenirs inoubliables pour tes 80 prochaines années!
Bon retour!
XXXX
Comment par Marjolaine 31 mars 2008 @ 9:07