Désolé de ne pas avoir donné de signe de vie depuis longtemps: je n’avais tout simplement pas le temps de m’asseoir pour vous raconter ce qui m’arrive ! Voici donc ce qui m’est arrivé lundi dernier:
Profitant du fait que mon bon copain québécois Olivier est de passage à Paris pour deux semaines, je l’ai invité (ainsi que Manon, son amie française) à assister à un opéra dans l’historique Palais Garnier, soit LA salle d’opéra de Paris (l’équivalent de ce qu’est la salle de la Comédie-Française pour le théâtre parisien). À 10€ les billets, nous étions évidemment dans la section la moins intéressante de la salle, soit en hauteur avec une vision partielle de la scène. Par contre, nous avons pu bien suivre l’histoire et surtout entendre la beauté musicale des voix et de l’orchestre. Et puis disons que la salle dans laquelle nous étions était un spectacle en elle-même ! Avec ses dorures, ses balustrades napoléoniennes (puisqu’elle n’a été construite qu’en 1875) et la peinture de Chagall sur la coupole interne de la salle. Puisqu’une image vaut mille mots, jugez-en par vous-mêmes :
L’opéra que nous avons vus dans cette somptueuse salle fut quand même surprenant. The Rake’s Progress, c’est une oeuvre créée par Igor Stravinski en 1951 narrant la chute aux enfers d’un jeune campagnard insouciant devenant subitement très riche grâce à l’héritage surprise d’un lointain oncle méconnu. Alors qu’un beau matin il se lève aux côtés de la belle jeune fille qu’il veut bientôt marier, un homme de la ville, tout de noir vêtu, lui annonce la bienheureuse nouvelle, se met à son service pour un an et un jour et lui conseille de revenir à Londres pour investir son argent avant de retourner marier sa belle. Commence alors la lente décadence du jeune pur, où après avoir rencontré les bas-fonds de la ville (vous auriez aimé voir le choeur de prostituées en brassières et en jarretelles accompagnées des hommes au torse musclé et des étranges hommes-bêtes sado-masochistes…), il décide de marier une femme à barbe dans un music-hall et finit par virer complètement fou après que son humble serviteur se soit révélé être la diable en personne (surprise!). La mise en scène, d’un certain Olivier Py, était intéressante quoique parfois peut-être un peu naïve, les bons étant en blancs, les méchants en noir et les moments torrides en rouge. Avec des relents parfois des années 80 avec des décos faites de néons blancs ou des peintures classiques avec ce détail en avant-plan formé de ce crâne humain et de ce sablier reposant sur une pile de vieux livres, on comprend les influences que Monsieur Py peut avoir eu au fil de son travail mais je trouve qu’il n’a peut-être pas bien su unifier tout cela. Par contre, mis à part ses détails pointus, on passe quand même un très bon moment, somme toute très contemporain dans cette salle un peu figée dans le temps. Un coup de chance !
2 commentaires jusqu'à présent
Laisser un commentaire
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Ha!
Il me semble que j’aurais passé la représentation les yeux levés au plafond! J’adore le théâtre mais en plus, une fresque de Chagall, une salle aussi vibrante d’histoire et une musique “live”? J’aurais fondue. Figé, plutôt. Il aurait fallu une pelle mécanique pour me faire sortir.
J’ai bien hâte au prochain spectacle. Ou la prochaine sortie… Qui sait ce que ton avenir nous réserve comme aventure!
À bientôt!
XXXX
Commentaire par Marjolaine 31 mars 2008 @ 8:46[...] de LA salle d’opéra parisienne… J’étais déjà venu voir un spectacle là (The Rake’s Progress avec Olivier et Manon, si vous suivez bien… je ferai un quizz à la fin de mon séjour !), [...]
Ping par Iphigénie en Tauride au Palais Garnier « Guillaume à Nanterre 2 juin 2008 @ 6:10