Avec Olivier et d’autres amis, nous sommes allés voir un spectacle où les enfants se mêlaient aux adultes. Normal, parce que c’était Boliloc de Philippe Genty.
Spectacle d’illusion et d’humour, où la marionnette, la vidéo, le mime et la danse se mêlent à la magie au rêve. Une ventriloque qui perd le contrôle de ses marionnettes hyperactives, des médecins-bricoleurs qui scient par erreur un bras à leur patiente et qui entrent dans son corps par un tube dans son nombril, des personnages flottant dans l’espace et s’amusant à sauter de planète en planète, une mer en peluche bariolée sur laquelle on aperçoit au loin une motocyclette s’approchant d’une maison qui fume…
Les enfants comme les adultes sortent de ce spectacle le sourire jusqu’aux oreilles. Moi j’en suis sortis un peu désorienté, ravi d’avoir autant rit et rêver mais déçu par le manque de fil conducteur. Je ne parle pas d’une histoire avec des personnages, une problématique et une résolution terminant avec un happy-end. Mais seulement quelque chose sur lequel s’accrocher pour suivre le déroulement des images, qui dans ce cas-ci pourrait très bien être présenté dans l’ordre inverse sans que ça n’y change grand chose. Il faut voir par contre les effets visuels saisissants, qui grâce à un éclairage puissant, des régisseurs alertes et une machinerie invisible mais imposante nous propulsent dans un monde inconscient et merveilleux. Sans parler de la merveilleuse présence physique des trois interprètes principaux, qui nous font franchement rire à quelques moments.
Bref, un très bon amusement, mais qui s’estompe malheureusement vite après consommation.
Je tiens à remercier Vincent Messager de m’avoir recommandé ce spectacle.
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